• Jérémie Leblond-Fontaine

Les Îles de la Madeleine - 01 - L’arrivée

Dernière mise à jour : nov. 7

Arrivée à la maison des îles de la Madeleine en soirée. Huit heures de route hier pour une nuitée à Moncton avant de reprendre la route ce matin en direction de Souris. Je voyage avec ma conjointe et notre fille. Une semaine de vacances et de repérage avant d’accueillir un groupe pour un atelier de 7 jours. J’arrive avec les batteries plutôt basses, je devrai me reposer avant de pouvoir guider mes clients.


Le planning de la première semaine est plutôt simple : je vais consacrer mes matinées à la photographie et le reste de la journée à la famille et au repérage. C’est toujours difficile de concilier le travail et la famille, spécialement lorsqu’il s’agit de photographie. Mais avec les années, je crois que je suis arrivé à un bon équilibre entre les deux. La majorité du temps, je préfère séparer les deux complètement. Ici, c’est un peu différent car c’est une destination qu’on désirait tous visiter depuis longtemps.


Un bateau hier a été repoussé à celui d’après. Cela m’inquiète un peu car je n’ai pensé que trop tard que ce pouvait être une option. Le hic, c’est qu’on arrive en même temps que la fin d’un ouragan qui remonte l’Atlantique. Il pleut par averse et il y a un peu de vent lorsqu’on est à Moncton. On prendra finalement le bateau qui partira à l’heure prévue, je suis soulagé.


Le trajet en bateau se passe bien, c’est l’après-midi et je crois qu’on aurait tous bien fait une sieste. J’en profite pour terminer un livre et pour écouter quelques séries. On arrive sur la terre ferme après 5 heures. Le trajet s’est bien déroulé.


On arrive à la maison. Le vent souffle fort. La pluie tombe abondamment. Être l’hiver, ce serait tout qu’une tempête dehors. Le vent siffle dans les fenêtres. Il gronde à l’extérieur. Ce son me rappelle mon enfance. J’adorais regarder par la fenêtre lors des tempêtes de neige le soir. Le son du vent, les flocons de neige qui passent sous le lampadaire. Je me sens exactement comme cela présentement.


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Aujourd’hui, le vent souffle très fort. Des pointes à 70kmh. Il ne pleut pas encore, mais il annonce 20mm au courant de l’après-midi et de la soirée. Ce sera une bonne rince. Je repère au loin un groupe de limicoles sur la place. Je sors pour les photographier. Même s’il ne pleut pas, le vent apporte une couche de brume saline sur les équipements. Il est extrêmement important de faire attention à son matériel dans de telles conditions. Je laisse ma housse pour la pluie sur le téléobjectif, je nettoie mes boîtiers à chaque soir avec des tampons d’alcool et des linges humides, j’utilise un pinceau pour tout nettoyer et ainsi être sur qu’aucun petit grain de sable ne s’infiltre. Aussi petit et bête qu’il puisse être, ce petit grain de sable pourrait fortement endommager un boîtier, compromettre la fluidité d’un collier de trépied, briser une baïonnette.


Je m’installe sur la plage. Le son du vent me bourdonne les oreilles. Le bruit des vagues qui se cassent près de la rive est intense. Au milieu de tout ce boucan, les petits limicoles. Des bécasseaux sanderling, pour être plus précis. Ils sont en petit groupe, se déplacent au rythme des vagues. Ils sont intéressants à regarder. Je prends d’abord le temps d’observer leur comportement, leurs mouvements, j’appréhende ainsi mieux l’endroit où je pourrai les photographier. Je me couche au sol, et j’attends que les oiseaux s’approchent. Patience et anticipation, quelques minutes plus tard, les oiseaux passent à moins d’un mètre de moi. Qui sait attendre aura de belles opportunités.



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Je continue mon chemin et je retourne à la maison. Il y a une immense plage derrière notre hébergement et j’ai cru apercevoir aux jumelles quelques limicoles la précédente journée. La pluie devrait arriver bientôt et je décide d’aller faire un petit tour. À première vue, le vent semble plus calme sur cette petite plage protégée par une grande dune. Les limicoles sont bien présents. Je jette un œil aux jumelles et je suis plutôt content de ce que je vois : des pluviers. Je m’installe au sol et j’attends. J’ai plusieurs magnifiques opportunités avec les oiseaux. Le vent reprend de plus belle. Le sale fouette mon visage et emplie mon pare-soleil immédiatement. Je devrais photographier dos au vent sinon je risque d’endommager mon objectif. La pluie arrive quelques minutes plus tard. De minces gouttes, mais en quantité phénoménales. Je suis trempé en moins d’une minute. Je capture quelques images supplémentaires et décide de retourner me reposer à la maison.



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